Un peu d'humeur, un zeste de poésie et beaucoup d'histoires david frenkel

30/09/2016

Un reportage hautement tendancieux

Le 27 septembre la chaîne française a diffusé en deux parties un documentaire au titre outrageusement accrocheur intitulé : « Les colons ». Il est curieux que ce terme soit appliqué uniquement aux juifs s’installant en Judée Samarie. A quand un reportage sur les Français qui sont installés en Martinique, sur les Anglais habitant dans les Îles Malouines, sur les Danois qui peuplent le Groenland, et j’en passe et les meilleurs. Aucun lien historico-culturel ne les rattachent à ces territoires, si ce n’est qu’ils ont été conquis dans un passé relativement récent. En revanche, la Judée Samarie qui comme son nom l’indique à des racines hébraïques, est sous le feu des projecteurs médiatiques. Le journal Libération, dans son édition du 13 juin 2016 titre : Les colonies israéliennes obstacle à la paix". Mais pourquoi les seraient-il plus que les colonies précitées ? Viendrait-il à l’idée d’une personne censée, d’écrire que les français colonisant la Martinique font obstacle à l’indépendance de celle-ci. Que nenni. Alors pourquoi s’acharner sur les israéliens ?

 Par ailleurs, je m’insurge contre le reportage de cette chaîne « culturelle » pour les raisons suivantes :

 1) User d’intermédiaire pour rapporter les propos de Shimon Peres peut laisser dubitatif quant

     à la véracité  des propos entendus. Il aurait été bien plus instructif d’entendre celui qui a

     largement favorisé le peuplement de la Judée.

 2) Un reportage consacré à la problématique de la paix doit refléter la pluralité des opinions. 

     Or, le réalisateur de ce documentaire n'a donné la parole qu’aux pourfendeurs du

     gouvernement de Jérusalem.

 3) faire croire aux téléspectateurs que les quelques hurluberlus choisis parmi les

     jeunes des collines, mouvement ô combien marginal, et que la poignée de racistes interviewé

     représentent l’homme de la rue israélien relève d’une fourberie ignominieuse.

Ce n’est pas en jetant nonchalamment quelques paroles prenant le contre-pied du stéréotype négatif que l’on s’est évertué à brandir tout au long de ce reportage qui marqueront le spectateur. Le verbiage radical et raciste entendu ce soir là sur Arte aura forgé son animosité contre les résidents de la Judée ou contre les juifs en général.

 

 

 

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29/09/2016

Quel avenir pour la presse écrite, en général ?

Suite à la restructuration décidée par la société Tamedia, certains se demandent si cette mesure n’est pas le signe avant-coureur de la disparition de la presse romande. J'élargis le champ de réflexion en me demandant si la presse écrite payante, dans son ensemble, ne serait pas appelée à disparaître à moyen terme. Pour ma part, j’en suis persuadé.

Lorsque l'on parcourt les journaux on est frappé par les lignes éditoriales qui s’y ressemblent. Les articles que l’on y trouvent sont plus ou moins des reproductions de dépêches d’agences. Et avant que les nouvelles mondiales apparaissent sur papier, bien des lecteurs, par le biais de l’audiovisuel ou de l’autoroute électronique, en ont déjà eu connaissance.

Avoir des correspondants à l’étranger coûte de plus en plus cher. De plus, dans des pays gouvernés par des régimes autoritaires fermés à toute contestation, seules les agences de renommée internationale et jouissant d’un prestige accumulé durant des années, sont en mesure de renégocier en permanence une activité qui soit en conformité avec la déontologie journalistique¹〉. Et même celles-là, doivent faire une croix sur les régions géographiques soumises à des influences terroristes l’information pluraliste mettrait la vie de leurs journalistes en danger.

En dehors de ces raisons, il ne faudrait pas oublier que la jeune génération, élevée dans la culture télématique, délaisse la lecture classique au profit de brièveté. C’est pourquoi même les revues spécialisées battent de l’aile.

A mon avis, seule va survivre, la presse dite locale et gratuite, aux nouvelles brèves, tirant leurs revenus de la publicité.

¹〉Le conflit Israélo-palestinien est l’exception qui confirme la règle.

 

 

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28/09/2016

"Le Monde" est sur la mauvaise pente

Le décès de l'ancien Grand Rabbin de France, Yossef, Haïm Sitruk, donne curieusement vie à la bête immonde. On en est rageusement outré lorsque Henri Tincq se fend d'un texte dans le journal Le Monde qui finit par glisser sur la pente savonneuse de l'antisémitisme. Voici la phrase incriminée : "il cultivait aussi son isolement et sa supériorité de peuple élu". Comment peut-on dans un article sensé lui rendre hommage y balancer une pique le dénigrant posthumément ? Comment un homme de presse ose-t-il brandir à cet occasion la glaive de la parole maléfique ? Tant et tant d'antisémites se servent de la notion du peuple élu que l'on trouve dans l'Ancien Testament pour lui donner une connotation de supériorité. Celle-ci, depuis deux mille ans, n'a cessé d'alimenter le terreau d'une haine envers les israélites. Or, tous les rabbins l'attesterons, l'élection du peuple juif par Dieu s'entend uniquement dans les sens des devoirs que celui-ci lui a imposé. Alors de grâce, que cesse les affirmations réductrices, racines de tant de malheurs. Aujourd'hui, elles s'expriment particulièrement dans le déni par certains du droit d'Israël à l'existence.

 

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