Le blog de David Frenkel

  • Israël, le "juif des nations"

    Le peuple qui avait été emporté

    Par les turbulences du Moyen Age

    Gisait dans les abîmes du déni.

    Dépossédé des ses terres

    Il survécu dans les poussières de l’exil,

    Dans les pénombres bienveillantes,

    D’un monde obscurci.

    Mais le spectre d’une ombreuse haine

    Agita une langue vénéneuse ;

    Les pensées immondes d’une race blonde

    Soufflèrent sur les braises du temple juif.

    Le feu se ralluma et servit de martyre

    Dans une nuit cauchemardesque.

     

    L’aube écarlate des âmes innocentes

    Déchira pourtant la nuit ténébreuse ;

    Elle éclaira la vacuité du spectre

    Qui s’évanouit devant son insignifiance,

    Et sur les remords des nations

    S’édifia la judaïté

    Constituée de terre et de pierre.

    Sur un bord de la méditerranée,

    Scintilla le fanal d’un pieu idéal.

    D’une terre en partage,

    Devait s’élever le gage de la paix.

     

    Mais la lugubre obsession

    Des froides possessions

    Encouragea l’idée fauve

    D’une bannière qui exploserait

    Lorsque Allah rugirait des ventres.

     

    Le terrorisme de jeunes sémites

    A ranimé le spectre.

    Les médias qui se noircissent,

    Le « palestinien » collé sur la plume,

    En taisant les incitations à la haine

    Élèvent un rêve abominable

    Dans un semblant de bien-pensance :

    L’annihilation d’Israël,

    Le juif des nations.

    « Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour l’unité arabe. En réalité, il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. » – Zuheir Mohsen, dirigeant de l’OLP, interview donnée au journal néerlandais Trouw, mars 1977.

     

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  • Injonctions aquatiques

    Brisez-vous vagues à l’âme

    Sur le rivage d’un esprit ensoleillé

    Mourez sur le regard gai

    Expirez sur l’oreille affable

    Quand des figures humaines

    Lorsque des visages sereins

    Accueillent les mélancolies

     

    Écumez océan de misère

    La rage des miséreux

    Emmenez la bave des impotents

    A la barbe d’un ciel menaçant

    Puisez houles profondes

    Les peines des innocents

    Les détresses s’enfuient par les eaux

    Des crêtes elles s’envolent

    Calmez-vous mer de douleur

    Le malheur s’en est allé

    Clapotez joyeusement

    Le vent a emporté vos tourments

     

    Élevez-vous des fonds abyssaux

    Afflictions immenses submergées par les flots

    Prêtez l’oreille aux airs lugubres

    Le typhon siffle vos drames

    L’ouragan ébruite vos sanglots

    La tempête déverse votre furie

    Sous les nuages en pleurs

    Le malheur fouette la terre

     

    Retirez-vous marée de colère

    L’innocent glacier renouvelle votre sang

    Tant de ruisseaux bruissant la tendresse

    Tant de rivières murmurant la muse

    Alimentent les fleuves de félicité

    Ils édulcoreront les larmes amères

    Emplissant les joues creuses

    Mouillant les yeux désespérés

    Des têtes noyées par un torrent de misère

    Quand le cours d’une vie charrie l’infortune

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  • Impressions genevoises

    Genève, ma ville.

    Empreinte de mon bien-être,

    Cité de mes souvenirs.

     

    Les immeubles ceignent mon horizon ;

    Les enseignes balisent ma perspective ;

    Dans le clinquant des rues basses,

    Genève, l’éternelle brille.

     

    Au-delà des quartiers s’agite le passé ;

    Au-delà des tours il règne une nostalgie.

    Mon vécu pend aux aspérités d’un trottoir ;

    Mon ornière suit la zébrure d’un mur.

    Genève, ma route balisée.

     

    Bleu lorsque le ciel le regarde,

    Gris quand l’azur est voilé,

    Le lac élève les larmes irisées

    Des nuages pleurant auprès du soleil.

    Il brandit la colère blanche des nimbus

    Quand l’astre, ce voleur d’eau, se cache derrière eux.

    Genève, ma magie.

     

    Un essaim de touristes bourdonnent sur les quais ;

    Sous un teint cireux, les quais ne sont pas mielleux

    Lorsque les popotins des bateaux sont à l’air.

    Genève, la désordonnée.

     

    Les canons posent pour la vieille ville

    Non loin d’une rue cultivant son cachet

    Et où les m’as-tu-vu s’engrangent.

    Le canon genevois est baigné de lumière,

    La réforme et l’orthodoxie y brillent :

    Une flèche en feu surmonte la cathédrale,

    La couleur ocre d’un dôme illumine la nuit.

    Genève, ville de tolérance.

     

    Genève, bouche aux milles langues étrangères ;

    Genève, tête aux multiples mentalités ;

    S’adresse à tant d’inimités,

    Déplore tant de monstruosités.

    Genève, ville d’espérance.

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