Pour le pire et le meilleur ?

Le cerveau de l'être humain est-il programmable pour le pire et pour le meilleur ? La foi en n'importe quoi est-elle irrémédiablement transmissible ? Si tel était le cas, on pourrait se demander pourquoi les programmeurs que sont certains géniteurs, certains éducateurs, certains prédicateurs, s'évertuent à inculquer la haine aux jeunes générations et à les imprégner de dogmes castrateurs de la liberté de penser ?

Mais se poser ces questions, c'est d'abord interroger les ancêtres mythiques, fondateurs des sociétés, qui ont transmis à l'humanité une panoplie de convictions. L'intelligence n'est nullement un garde fou pour les idées les plus folles ; la raison n'est nullement un rempart contre le mal qui peut s'emparer de nous. Si la foi soulève les montagnes elle peut aussi être une mauvaise compagne pour l'homme. L'humain se défait souvent de sa responsabilité et répand le malheur au nom d'une déité. Que de crimes ne sont-ils pas commis au nom de celle-ci. Le drame de l'humanité, c'est que chacun est convaincu qu'il porte le flambeau de la vérité.

Mais hélas la seule certitude, qui nous permettrait de changer d'attitude et de prendre de l'altitude lorsque tant de croyances tourbillonnent autour de nous, c'est la décrépitude de notre planète. Et aucun individu ne sortira vainqueur des rivalités métaphysiques ou égotiques quand la pollution de la nature, talonnant la pollution idéologique des chantres du libéralisme, débouche de manière inéluctable sur le tragique. A moins qu'un Messie, le sauveur de l'humanité, reprogramme les cerveaux mal orientés.

 

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