Le poétique virus ne nous fait pâlir, il nous fait jouir II

Tirons les leçons d'un malheur à

l'unisson

 

Dans les abîmes du Corona

Les différences s’effacent

Riches et bien portants

Partagent les instants présents

Avec les gueux et les souffrants

Nous respirons tous l’air vicié

D’un virus qui s’est infiltré

Dans les chairs ratatinées

Dans les corps accomplis

 

Puissions-nous humains de tous bords

Émerger des profonds abysses

En construisant cette échelle

Nous conduisant vers ces éminences

D’où l’on perçoit la vanité

Comme des futilités naines

Où l’on distingue autrui

Aux hauteurs de l’esprit

 

Que le virus de la douleur

Se conscientise en amour

Que le miroir de nos peines

Reflète le  fruit solidaire

Afin que les larmes du deuil

Éclosent en rosée de joie

 

Prenons garde chers amis

Des choses faites à demi

Vainquons le coronavirus

Sans victoire à la Pyrrhus

En tirant les leçons

D'un malheur à l'unisson

 

David Frenkel

 

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