Un second tour qui risque de jouer à d'autres un mauvais tour...

Diantre, arrêtons de parler d’élection lorsque la vie après coup pourrait faire défection. Il est quand même fort de café que l’on maintienne le second tour des élections municipales genevoises, et ce, au risque que des gens puissent être contaminés par un virus pouvant s'avérer fatal. Alors, que le contribuable paie des policiers pour amender les personnes qui se réunissent par groupe de cinq, voilà que des gens qui n’ont pas été dépistés iront se regrouper pour dépouiller les bulletins de vote dans un local. On nous dit que des mesures ont été prises pour garantir leur sécurité, mais on se garde bien de nous préciser lesquelles. Et quoiqu’on dise, le dépouillement va inévitablement provoquer des regroupements. De plus, nous assure-t-on le vote par correspondance sera la règle pour cette élection, pourtant, les gens âgés de de 65 ans et plus devront se rendre à la poste pour expédier leur bulletin de vote, alors qu’on leur demande de rester chez eux. Et pas tout le monde peut envoyer quelqu'un d'autre pour le faire. Par ailleurs, et là je cite un extrait du discours tenu par le parti Ensemble à gauche : une campagne électorale doit se faire en contact avec la population afin d’assurer un dialogue et des débats avec celle-ci. Elle implique la tenue de stands d’information, en particulier pour les partis qui ne peuvent pas compter sur les budgets colossaux des partis bourgeois. L’impossibilité de mener une campagne militante favorise donc manifestement les partis les plus riches.

Comme on dit outre-Sarine : voilà encore une « Genferei !» Mais ce qui est plus grave, c'est qu'elle risque de jouer à d'autres un mauvais tour...

David Frenkel

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