La décision virale du Conseil Fédéral

Le quidam-citoyen peine à comprendre que le Conseil d’État Genevois ait pris la décision mercredi de rouvrir les chantiers dans le Canton. Nonobstant que la décision de l’Exécutif genevois de fermer les chantiers à partir du 18 mars eût été en contradiction avec l’ordonnance du Conseil Fédéral de les maintenir en activité, il est toutefois regrettable qu’il ait changé d’avis. En effet, le sommet de l’épidémie n’a pas encore été atteint que déjà notre Exécutif lève une des barrière du regroupement au risque que le coronavirus reparte de plus belle. Saskia Dufresne, cheffe de l’Office des autorisations de construire a eu beau déclarer «C’est la raison pour laquelle nous allons mettre en place des contrôles très stricts, et si les conditions ne sont pas respectées, nous fermerons le chantier immédiatement», c’est du pipeau; car si tel devait être effectivement le cas aucun chantier ne devrait s’ouvrir. En effet, comment peut-on croire que les directives hygiéniques puissent y être respectées. Supposer que les ouvriers pourraient être distancés l'un de l'autre à longueur de journée relève de l'utopie, car ce qui est valable pour les personnes empruntant les transports en commun ne peut s'appliquer à des gens devant unir leurs forces pour effectuer certaines tâches. De plus, pourrait-on se demander comment respecter les distances réglementaires dans les cabines de chantier ou sur les véhicules ? La décision de rouvrir les chantiers est d'autant plus incompréhensible qu’ils n’y a pas assez de préposés pouvant être affectés au respect des normes sanitaires, alors que de nombreuses demandes d'ouvertures de chantiers seront à coup sûr déposées, vu le nombre en souffrance. Et interrogeons-nous : pourquoi le Canton du Tessin a-t-il maintenu les fermetures, et le Canton de Genève non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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