Le poétique virus ne nous fait pâlir, il nous fait jouir (VIII)

Arrogances...

 

Arrogance, hideuse fragrance,

S'exhalant de maintes attitudes

Infestant des gens infortunés ;

Multipliant les extravagances

Pourrissant entre les certitudes

Que hument tristement les mal-nés.

 

Arrogance, souffle impétueux,

Émanant des lèvres d'un moineau

Balayant la joie du subalterne,

Rejetant l'humble talentueux

Jusque dans les mondes infernaux

Que fréquentent les esprits ternes.

 

Arrogance, plante vénéneuse

Poussant dans le jardin d’Épicure,

Empoisonnant le nécessiteux,

Envenimant l'âme lumineuse,

Par une sarcastique piqûre

Que dardent les yeux du vaniteux.

 

Arrogance, vilaine excroissance

Produite en forme de vile épine,

Perçant maintes sensibilités,

Perforant l'homme avec indécence

Quand l'amour suinte des joues poupines

Que blesse l'horrible fatuité.

 

Arrogance, fleur du soleil noir

Fleurissant la perverse ambition,

Couronnant maints actes criminels

Résonnant d'effroi dans l'entonnoir,

Coiffant de folie les exactions

Que damne le courroux éternel.

 

Arrogance, douce mélodie,

Essuyant les larmes de l'aurore,

Réconfortant les pleurs du printemps,

Chantant avec tendre perfidie

Le trépas s'étendant sur la flore

Que célèbrent les oiseaux du temps.

David Frenkel

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.