Non, non et non, Monsieur le Conseiller fédéral Ignazio Cassis

Monsieur le chef du Département fédéral des Affaires étrangères Ignazio Cassis,

Je m’élève contre vos propos qui ont été relayés par L’ATS 1). Israël ne s’apprête pas à annexer partiellement la Cisjordanie ! l’État hébreu s’apprête à déclarer sa souvraineté sur 30 % de la JUDEE SAMARIE, nom biblique depuis plus de deux mille ans. Nuance ! Cette déclaration de souveraineté, et contrairement à ce que vous affirmez, ne contrevient nullement au droit international.

Effectivement, voici ci-après un très large extrait de l’article de Monsieur Michel Calvo paru le 27 mai passé, dans Gatestone Institute, et légèrement réadapté par mes soins. Je signale aux lecteurs que Mr Calvo est expert en droit international et qu’il a été membre de la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale représentant Israël.

"La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (« la Déclaration »), adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007, à la majorité de 144 États favorables, 4 qui ont voté contre et 11 qui se sont abstenus (A/RES/61/295), a reconnu que les peuples autochtones ont droit aux terres, aux territoires et aux ressources qu'ils possèdent et occupent traditionnellement ou qu'ils ont utilisés ou acquis (Art. 26.1) et qu'ils ont le droit de ne faire l'objet, dans l'exercice de leurs droits, d'aucune forme de discrimination (Art.2).

Selon le droit international, les Juifs sont le peuple autochtone, aussi connus sous le nom de peuple premier, peuple indigène, ou peuple natif de la terre appelée Judée-Samarie, Palestine ou Terre Sainte, et remplissent donc les critères exigés par le droit international. Les Juifs sont le peuple qui était le peuple de la Judée-Samarie il y a 3 500 ans, lorsque la Terre a été accordée aux Juifs selon l'Ancien Testament. Vous qui faites abstraction de l’Histoire, vous nommez trompeusement la Judée-Samarie « Cisjordanie » ou « Territoires palestiniens occupés ».

Après la Déclaration Balfour (1917), le Traité de Lausanne (1923), le Mandat britannique (1922), la Résolution de San Remo (1920) et le Traité de Sèvres (1920) ont créé le droit international, reconnu et rétabli les droits autochtones historiques des Juifs à leur Terre. Les signataires de ces traités et du Mandat (Grande-Bretagne, France, Turquie, Japon, Italie, etc...), sont liés contractuellement à ces accords.

Dans le Mandat pour la Palestine accordé à la Grande-Bretagne en août 1922, la Société des Nations reconnaissait « les liens historiques du peuple juif avec la Palestine et des raisons pour la reconstitution de son foyer national dans ce pays ». Le droit du peuple juif de s'installer dans la Terre de Palestine, sa patrie historique et d'y établir son État, son foyer national pour le peuple juif, est donc un droit légal ancré dans le droit international.

La Déclaration sur les droits des peuples autochtones réaffirme le droit du peuple juif, en tant que peuple autochtone, et «en particulier leurs droits à leurs terres, territoires et Ressources». (UNDRIP - préambule). Les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies stipulant que les colonies des Juifs en Judée-Samarie sont contraires au droit international, ne sont rien de plus que des recommandations et n'ont jamais abouti à des modifications des traités contraignants existants. Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU stipulant que les colonies de peuplement en Judée-Samarie sont illégales ne sont pas contraignantes. Seules les résolutions prises en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies sont contraignantes pour tous les États membres de l'ONU. Par exemple, la résolution 2334 du Conseil de sécurité a été adoptée le 23 décembre 2016 par 14 voix contre 0. Quatre membres permanents du Conseil de sécurité - la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni - ont voté en faveur, les États-Unis se sont abstenus. Cette résolution n'a pas été adoptée en vertu du chapitre VII de la Charte. Elle n'est pas contraignante. Cette résolution stipule que l'activité de colonisation israélienne constitue une « violation flagrante ». Elle n'a « aucune valeur juridique ». Cette résolution viole la Déclaration, le Mandat britannique et les autres traités."

Par ailleurs, dans votre déclaration, vous ne faites nullement référence au terrorisme palestinien dont le but est d’éradiquer l’État juif.

"En effet, Cent trois ans se sont écoulés depuis la Déclaration Balfour, 73 ans après le rejet de la résolution 181 de l'Assemblée Générale des Nations Unies du 29 novembre 1947, 52 ans après la guerre des Six Jours de 1967 et 27 ans depuis les accords d'Oslo. Les accords d'Oslo de 1993 et 1995 ont été signés mais n'ont pas conduit à la paix. Les dirigeants arabes de Judée-Samarie et de Gaza ne veulent pas la paix, ils ont refusé l'offre d'Israël faite en 2000 et en 2008 de vivre en paix.

La participation de l'Appareil de Sécurité de l'Autorité palestinienne aux assassinats de Juifs depuis 1993 en est une preuve, ainsi que les « paiements pour tuer » versés mensuellement aux prisonniers condamnés pour des attaques terroristes.

Israël a le devoir de tirer les conséquences logiques de ce comportement et de déclarer sa souveraineté sur tout ou partie des territoires de la zone C, de sécuriser l'existence de sa population à l'intérieur de frontières sûres, et de pouvoir recevoir ceux des 6 millions de Juifs qui vivent encore en exil, qui souhaitent ou souhaiteront s'installer en Israël."

Je crie donc haut et fort : Non, non et non, Monsieur le Conseiller fédéral Ignazio Cassis.

David Frenkel

1) https://www.tdg.ch/ignazio-cassis-appelle-palestiniens-et-israeliens-a-reprendre-le-dialogue-714303768769

Lien permanent 13 commentaires

Commentaires

  • Il y a près de 1400 ans les musulmans sont arrivés à Jérusalem en déclarant que Jérusalem était LEUR VILLE SAINTE! Un "quiproquo" qui 1400 ans plus tard est toujours d'actualité!

  • Malheureusement, M. Frenkel, l'Histoire n'est plus une branche importante dans l'enseignement et la Bible est une option même pour les croyants et ça depuis... ?
    Il y a quelque chose qui ne va pas dans notre société où l'hypocrisie règne : on continue à condamner l'Holocauste ( il ne manquerait plus que ça !) , mais en même temps on a déplacé l'antisémitisme sur la question palestinienne.

  • Je suis historien et je suis stupéfait que quelqu'un puisse savoir ce qui se passait il ya 3500 au Moyen Orient. J'avoue humblement n'en rien savoir, ce qu'il y a de sur c'est que le pays était peuplé 1500 ans plus tard entre autres d'Amalécites qui sont les ancêtres des Arabes et de Cananéens.

  • Cher Monsieur on fait des fouilles dans ces régions où l'un trouve des étoiles de Davis et des croix chrétiennes qui ont quelques millénaires ça doit bien dire quelque chose, enfin pour les "historiens"! Allez expliquer aux musulmans que l'on trouve des croix un peu partout sur leurs territoires, lors de fouilles, ils ne vous croirons pas! Pour eux le monde entier est musulmans depuis toujours!

  • Guy Le Comte : Alors, vous, qui êtes historien, vous devriez détruire tous les livres d'histoires !
    La bible est un Livre d'Histoire ! Et si je vous suis bien, Jésus serait né en Cisjordanie... L'antisémitisme, débute quand on commence à réécrire l'histoire et la culture d'un peuple. Si l'on suit votre logique, le peuple palestinien n'existerait pas non plus. Je clos ainsi le débat avec vous, l'historien.

  • Vous avez parfaitement le droit de défendre la politique de l'Etat d'Israël, mais pas au prix d'une lecture biaisée de l'histoire et d'une utilisation abusive de la Bible. Ce que fait Israël, c'est bel et bien une annexion de la Cisjordanie. La Suisse a raison de le rappeler.

  • Cher monsieur Schindler, en tant que journaliste, sur quelle base prétendez-vous que je fais une lecture biaisée de l'histoire ? il ne suffit pas de lancer une phrase, encore faut-il l'argumenter ! Une question : Jésus est-il né en Cisjordanie ???

  • Il et ils n’ont pas votre érudition sur l’histoire sainte et Israël ! Ces personnes expriment leur vieil antisémitisme sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas!

    Quelle tristesse que de se donner des titres là où on a échoué! Ces « historien » et « journaliste » vous diront que Jesus était un arabe mahométan!

  • Il faut absolument regarder sur youtube, les reportages sur "les manuscrits de la mer morte"! Un temp béni d'avait l'islam!

  • Merci, mais ce n'est pas moi qui le dit, c'est un juriste tunisien de renommée internationale

  • Je sais qui l'a dit :) Je l'ai lu!

  • Deux individus dans cette usurpation d'identité dans le collimateur: Soit le négationniste Faurisson suisse, soit Bond 00,. l'un et l'autre connus pour briller de l' obscurantisme de l'antisémite Kunz entre autres...- ce qui n'est pas nouveau - nous écrit: (Déjà lu ces lignes qui seraient plagiées)

    "Je suis historien et je suis stupéfait que quelqu'un puisse savoir ce qui se passait il ya 3500 au Moyen Orient. J'avoue humblement n'en rien savoir,"

    Notre "historien" nous dit ce qu'il y a de "sur" (sic) et il l'avoue bien humblement..... t MAIS! C'est qu'il y a un MAIS il en sait assez pour remonter à on ne sait dans quel bled en 1500 ans... pour affirmer ce délire:

    "ce qu'il y a de sur c'est que le pays était peuplé 1500 ans plus tard entre autres d'Amalécites qui sont les ancêtres des Arabes et de Cananéens."

    les Amalécites sont apparentés aux Édomites, par conséquent aux Hébreux, et aux Horites.

    Dans le récit biblique, Canaan désigne la Terre promise aux Hébreux, par Dieu (Yahweh) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la mer Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé.

    Dans le livre de Josué, le pays de Canaan fait l'objet de la conquête et du partage du pays par les Hébreux (vers le XIIe siècle av. J.-C.).

    La sortie d’Egypte à la Manetho aurait eu lieu vers -1350. La seule version dont nous disposons de cette histoire est citée par Flavius Josèphe plus de trois cent ans après Manetho et dans le but de la réfuter.

    https://frblogs.timesofisrael.com/la-sortie-degypte-a-t-elle-eu-lieu/
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaan_(r%C3%A9gion)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Amalek
    https://www.gotquestions.org/Francais/Amalecites.html

    Guy LE COMTE, résidant Guillac (56), nous a quittés.
    Espace souvenirs de Guy LE COMTE - Dans Nos Coeurs
    www.dansnoscoeurs.fr › guy-le-comte

  • Originellement le terme "palestinien" est 100% de l'hébreu, ce terme vient du terme hébreu "palshim" qui signifie "envahisseur", ou, du terme "palshim" qui signifie "réfugié" !

    Pendant plus de 20 siècles, d'abord les romains appelaient les enfants d'Israël, "envahisseurs ou réfugiés" alors qu'ils étaient sur leur propre terre, suite aux génocide des romains, tous ceux qui ont occupés la terre d'Israël depuis les romains, soit les musulmans, puis les ottomans, les turcs et les anglais n'ont cessés de qualifier les juifs en Israel de "palshtim" ce n'est qu'avec la propagande de l'olp à partir de 1968, qu'arafat s'est approprié le terme "palestinien" !

    Cette histoire de "palestinien" est kafkaïenne, ces soit-disant "palestiniens" ne le seraient que depuis 50 ans ?

    Ils n'ont même pas trouver de nom pour s'identifier, même le nom, ils l'on volés aux enfants d'Israel !

    PS : Les romains avaient choisis de qualifier les israéliens de "palshtim et de palshim" parce qu'ils faisaient allusion à une peuplade venu des mers, possiblement de Crète après le tsunami de Santorin et arrivés sur les terres cananéennes avaient été assimilés et n'ont jamais laissés de trace après leur arrivée mentionnée dans la Torah, ils avaient été assimilés et avaient perdus leur identité distinctive, c'est la raison pour laquelle les romains qualifiaient les enfants d'Israel, en affirmant que leur identité allait disparaître comme celle de ce peuple oublié !

    A voir les choses ne se sont passées comme l'avaient prédis leurs oracles !

Les commentaires sont fermés.