Le journalisme de nos jours

Bien des gens déplorent la dégradation du journalisme. Ce qui est vrai. Le langage journalistique imagé et succulent tel que ma génération l’a connu s’appauvrit au profit de néologismes qui font florès, et qui disparaissent pourtant peu de temps après du vocable de la presse. Sans parler des apocopes, des fautes de syntaxes et surtout de ces anglicismes communs ou pédants qui assassinent la langue de Molière. Certes, une langue est appelée à évoluer. Cependant, de nos jours, nonobstant les quelques exceptions qui confirment la règle, les coups de canifs assénés par les médias, en général, au français vont en s'accélérant. Vidé de son sang, il ira rejoindre à moyen terme le musée des langues mortes si la presse écrite et audio-visuelle s'abstient de tenir le rôle du bien parler et du bien écrire.

A cette dégradation du journalisme il convient d’ajouter les phrases souvent accusatrices, lancées à tout va, qui ne sont guère argumentées. Elles servent à justifier de manière arbitraire la pensée du journaliste. En voici un exemple édifiant : bien des journalistes nous ressortent cette affirmation bateau "la gestion calamiteuse par Trump de l'actuelle pandémie", sans la justifier par des faits avérés. Or, jusqu'à preuve du contraire, a) le président américain fut le premier à interdire l'entrée aux États-Unis aux voyageurs arrivant de Chine. b) 60% des Américains approuvent la réponse du président au coronavirus (1). c) Que ceux qui ne sont pas au courant de la constitution américaine sachent que le Congrès contrebalance le pouvoir décisionnel du président et que chaque État décide de sa politique, tout ne dépend donc pas de lui, tant s'en faut. Par ailleurs, ce sont les États démocrates de l'Oncle Sam où l'on dénombre le plus de morts dus au covid19.

De même convient-il d'inclure dans l'altération du monde de la presse francophone et romande, dite "traditionnelle", son manque d'ouverture aux informations factuelles provenant des sites alternatifs. A tel point, qu'aucun journaliste que nous avons l'habitude de lire ne fustige ce Parti Démocrate qui, n'ayant pas réussi à destituer Trump, encourage ouvertement ou indirectement les émeutes ayant suivi la mise à mort de George Floyd. En effet, selon Reuters (2), au moins 13 membres du personnel autour de Joe Biden ont posté sur Twitter à la fin de la semaine dernière qu'ils ont faits des dons au Minnesota freedom Fund (MFF) pour payer les cautions des personnes appréhendées lors des émeutes afin de leur éviter l'emprisonnement avant le procès.

Nul chroniqueur ne s'est non plus fait l'écho de la publication de Candace Owens qui sur le microblog Twitter a écrit, je cite : « Je voudrais remercier chaque gauchiste, Antifa, démocrate, électeur peu informé, politicien véreux, Karen, professeur, et monstre de gauche pour avoir montré au monde que j’ai pris la bonne décision en laissant ce cadavre impie et malade de parti »(3), et qui a ainsi relayè la frustration de nombreux démocrates modérés découvrant le côté maléfique du parti qu’ils soutiennent.

Ce que je viens de rapporter n'est qu'un aperçu parmi d'autres, en ce qui concerne la responsabilité du Parti Démocrate dans les désordres qui viennent d'ensanglanter les États-Unis.

Il est également à constater que l’explosion de rage et de violence qui avait secoué Ferugson en août 2014 durant plus d’une semaine, et ce, sous la présidence de Barak Obama n’avait titillé à l'époque une quelconque bien-pensance médiatique.

Alors, de grâce, amis journalistes, après avoir apporté un soin particulier à l'usage de la langue, étayez vos propos accusateurs, et ne vous embourbez pas dans les informations incomplètes de l'AFP et de l'ATS qui pour des raisons partisanes ou politiques distillent une actualité internationale souvent incomplète, voir déformée, lorsqu'il s'agit de sujets sensibles comme le réchauffement climatique, Donald Trump, et le conflit israélo-arabe.

(1)https://news.gallup.com/poll/298313/president-trump-job-approval-rating.aspx

(2) https://www.reuters.com/article/us-minneapolis-police-biden-bail/biden-staff-donate-to-group-that-pays-bail-in-riot-torn-minneapolis-idUSKBN2360SZ

(3)

Ron Milner @RonMilnerBoodle

I would like to thank every liberal, Antifa, democrat, low-info voter, crooked politician, Karen, professor, and left wing freak for showing the world that I made the right decision when I left that godless diseased corpse of a party.

 
 
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Commentaires

  • Merci cher David de monter au créneau et brandir par dessus tout : la réalité, la vérité, les faits dans tous leurs prismes de transparence. La vérité n'est jamais bonne à cacher.
    Burt

  • Mon opinion sur Trump est que c'est un idiot, peut-être avec un début de sénilité, vu que dans son passé, il ne semble pas avoir été aussi incohérent, et dans le présent entre 2 décrochage de la réalité, il n'est pas si idiot, juste mégalo. Il est un danger.
    Ce n'est pas l'idéologie conservatrice qui est un problème, Reagan l'était, mais il était cohérent, et avait les idées claires.

    Sur le journalisme, il y a un réel problème d'indépendance.
    Lorsque le journal se veut de gauche ou de droite, voir de "morale", il perd sa liberté pour satisfaire un électorat. Idem pour l'AFP et d'autres qui doivent vendre des articles à la presse mondiale, il vaut mieux aller dans le sens du vent.

    Parler d'un évènement sans contexte, c'est quelque part "mentir". Mais c'est aussi la faute des lecteurs qui pour beaucoup ne veulent rien savoir, ou ne peuvent pas comprendre. Il est rare de voir un article qui relate un évènement avec son contexte.

    Il en va ainsi du racisme, de la comparaison de US avec la France ou la Suisse (politiciens, journaux,...) : de la mauvaise foi, de la bêtise, une ignorance nourrie pour se sentir acteur d' un évènement alors que pas grand chose se passent dans notre pays ?

    L'indépendance de la presse, ce n'est pas seulement face aux pseudo "forces" obscures, politiques, mais aussi face au lectorat.

    Quant à Trump, il a "sa" presse comme Fox news, "les observateurs" en Suisse,(etc). Jouer à Caliméro alors qu'il a tant d'appuis, c'est minable.
    Macron et les autres présidents, n'ont pas cette "chance" d'avoir une partie des médias à ses pieds.

  • Motus : votre commentaires rejoint dans les grandes lignes mon article- Cependant, là où nous avis divergent, c'est quand vous dites qu'il a Fox News à ses pieds. Vous oubliez?? de mentionner que CNN, NYTimes et 90% de la presse audio-visuelle aux USA ne cessent de cracher sur Trump. Fox news est donc l'exception qui confirme la règle. Quant à dire que Trump a un début de sénilité, je l'aurais plutôt attribué à Joe Biden. Souvent, il n'arrive plus à terminer une phrase, confond sa soeur avec sa femme, etc ttps://www.20min.ch/fr/story/biden-prend-la-main-de-sa-femme-voici-ma-soeur-648548429337

  • Le journalisme est apparu en tant que contre-pouvoir, maintenant ils mangent tous la soupe étatique comme des clébards !

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