L'été en toute sérénité... Le poétique virus ne nous fait pâlir, il nous fait jouir (XXV)

 

voilier

La quiétude de l’été siffle

Dans le gosier d’un merle noir

Même quand la tempête gifle

Le rosier blanc dans le manoir

 

Une immensité de musique

Submerge des jardins en fleurs

Elle rend l’humain amnésique

Bel été ton âme est en pleurs

 

La terre élève l’émotion

Le chant s’envole d’une grive

Il plane sur les sensations

D’un été traînant sur les rives

 

Vêtu de soleil l’été ronronne

Il se complaît dans la routine

Quand la nuit cache sa couronne

L’été chante à Dieu les matines

 

Les voiliers se laissent aller

Aux vaguelettes successives

Quand l’été vient s’intercaler

Entre deux brises jouissives

 

La décontraction d’un été

Bercée dans les bras des journées

Couvre les nuits d’humanité

La nature en est retournée

 

La chaleur dorlote le temps

Il s’endort sous une tonnelle

Sur la vigne vierge il s’étend

La journée nous semble éternelle

 

La saveur douce d’un melon

Sert un été royal et preux

L’acidité d’un fruit félon

Rafraîchit l’été chaleureux

 

Le troupeau paît paisiblement

Sur les flancs d’un été qui flatte

Le monde en herbe des amants

Où verdit l’amour écarlate

 

David Frenkel

 

 

 

 

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