Les médias français n’ont pas de leçons à donner au seul petit pays démocratique du Moyen-Orient.

Le 22 octobre dernier, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a déclaré que six organisations palestiniennes de droits humains et de la société civile (OSC) étaient des « organisations terroristes ». Il étaya sa déclaration en disant s’appuyer sur des preuves fournies par le Shin Bet (Service de sécurité intérieure israélien) et le Bureau national israélien de lutte contre le financement du terrorisme (NBCTF) .

Le journal « Le Monde » dans ses commentaires s’indigne qu’Israël puisse « frapper au cœur la société civile palestinienne ». Oui, effectivement, voyez-vous Monsieur le rédacteur, Les juifs ne se laisseront plus emmener en bétaillère vers la solution finale. De plus, figurez-vous qu’une société qui incite le terrorisme par le biais de manuels scolaires encourageant les jeunes à haïr le juif, ne peut être qualifié de civile.

Par ailleurs, les médias français n’ont pas de leçons à donner au seul petit pays démocratique du Moyen-Orient. Aussi loin que l’on puisse fouiller dans l'histoire de l’État hébreu, jamais des étudiants israéliens arabes auraient été assaillis par des juifs israéliens comme l’ont été samedi dernier à Lyon deux étudiants français qualifiés de « sales juifs ». Et à l’heure où s’est ouvert le procès d’une octogénaire lacérée parce que juive, la presse hexagonale serait mieux inspirée de s’interroger sur cette société franchouillarde, gangrenée par l’affaire Dreyfus, infectée par la rafle de Vél d’Hiv, viciée par les fameux mots du Général De Gaulle : « les Juifs, un peuple sûr de lui-même et dominateur », et je passe sur bien d’autres images de l’antisémitisme tricolore.

David Frenkel

 

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