Le blog de David Frenkel - Page 3

  • Le coeur orchestre

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    La vie donne le départ

    A la force de la nature.

    Battant le sang d’une création

    Élaboré au cœur de l’inconnu,

     

    Le cœur d’un nouveau venu

    S’associe pour le meilleur

    Et le pire surgissant d’ailleurs

    Aux graines de l’amour.

     

    Au service d’un écuyer,

    D’une tête ambitieuse,

    Montée sur un pur-sang,

    Le cœur galope dans un stade.

     

    A la botte de la contrariété,

    Sous le fouet de la rebuffade,

    Le cœur suit à un rythme effréné

    L’invective ou l’agression

    Et décélère au pied du défoulement.

     

    Le cœur ne franchissant pas

    La porte de la misère,

    Le cœur ne fondant pas

    Devant l’enfer d’autrui,

    Se pétrifie dans la cavité glacière.

     

    L’homme tâte le pouls du sentiment

    En prenant un cœur par le bagout.

     

    Le regard, miroir du cœur,

    Transforme le battement en étincelles ;

    Les lèvres sous les palpitations

    Remuent la passion.

     

    La bouche crache le cœur léthargique

    Sur l’attitude éloquente ;

    La pupille inexpressive

    Freine l’ardeur de l’autre cœur.

     

    Le cœur orchestre

    Dirige la symphonie du destin ;

    La gamme des vicissitudes y défilent ;

    S’étalant sur trois mouvements,

    Elle divise l’âge des vivants.

     

    David Frenkel

    (Publié aussi sur le site De Plume en Plume qui en a fait gracieusement l'illustration et la dédicace)

     

    https://www.youtube.com/watch?v=lX1GsQ-kk0w

    Bach  Concert Brandebourgeois n° 2 1er mouvement

     

     

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  • Maudit soit qui mal y pense

    Ainsi donc Pierre Maudet a été acquitté, et cela à juste titre ! La Chambre pénale d’appel et de révision a confirmé ce que j’écrivais dans mes anciens billets, à savoir, que ceux qui se sont acharnés contre lui n’ont pas pris en compte le fait qu’il n’avait bénéficié d’aucun retour d’ascenseur de la part de la famille royale émiratie.

    Géraldine Savary, Conseillère aux Etats, a dû renoncé en 2019 à un quatrième mandat au Conseil des États ainsi qu’à son poste de vice-présidente du Parti Socialiste Suisse, suite à la découverte des liens qu’elle entretenait avec le milliardaire et homme d’affaires Erik Paulsen au bénéfice d’un forfait fiscal dans le canton de Vaud. Il avait notamment offert à la Conseillère aux États un voyage (avion, hôtel et billet) au Festival international de musique et de danse de Grenade en juillet 2015. Erik Paulsen avait également financé la candidature de Géraldine Savary de 2011 et 2015 au Conseil des États avec son colistier Luc Recordon.

    Pourtant Géraldine Savary, elle, n’a pas fait l'objet d'une instruction pénale. Cherchez donc l’erreur...

    Pierre Maudet a été le jouet d’une campagne sur la personnalité. Il est déplorable que pour certaines gens les préoccupations morales, n’ayant rien à voir avec la mission d’un homme d’État qui est d’œuvrer pour le bien des citoyens, prennent une importance démesurée. Sa gestion gouvernementale a été fructueuse. Or, certaines personnes sont prêtes à sacrifier l'expérience droitière au profit de l'immaturité gauchisante. Il a menti, lui reproche-t-on. Celui qui n’a pas menti, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie jette la première « Pierre ». Et « Maudet » soit qui mal y pense !

    David Frenkel

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  • Je t’aime, belle amitié !

    La tendresse d’un regard

    Pointant sur mes yeux hagards ;

    Le sourire d’un minois

    croisé tous les jours du mois ;

    Le frôlement d’une main

    M’émouvant certains matins ;

    Une gentille parole

    Parmi des propos frivoles ;

    Sont mes réguliers bonheurs

    – L’amitié me rend honneur.

     

    Elle écoule la bonté

    Sur le mendiant éhonté

    Et remplit mon escarcelle

    Quand les besoins me harcèlent ;

    Parfois, quand je suis à court,

    – Amitié, vers toi je cours.

     

    Les jours où la coupe est pleine,

    Je verse toutes mes peines

    Dans une oreille attentive,

    Bellement compréhensive ;

    Elle connaît mes secrets

    Et adoucit mes regrets ;

    Mes tracas, elle la gomme,

    – Douce amitié, je la nomme.

     

    Le Seigneur l’a fait régner

    Sur mon esprit résigné

    Pour tenter de consoler

    L’amant d’un baiser volé ;

    Accablé par la douleur,

    – L’amitié sèche mes pleurs.

     

    Son nom brille jusqu’ici

    Quand mon soleil s’obscurcit ;

    Elle illumine la route

    De mon âme en déroute 

    En éblouissant mes fautes,

    Mes qualités aux yeux sautent,

    Mon être devient moins terne

    – L’amitié, c’est ma lanterne.

     

    Elle déploie ses beaux charmes

    Lorsque l’amour fond en larmes ;

    L’ensorceleuse sourit

    A l’adoration meurtrie

    Espérant gagner les cœurs

    Et effacer les rancœurs ;

    Quand le couple perd sa muse,

    – L’amitié montre sa ruse.

     

    L’habitude peut noircir

    Un amour jusqu’à l’occire,

    Mais l’amitié n’a que faire

    Du quotidien ordinaire ;

    Elle peut prendre racine

    Dans les têtes qui dessinent

    Une belle sympathie

    Sur des mines décaties ;

    L’amitié tombée du ciel,

    – C’est l’amour providentiel.

     

    Je t’aime, belle amitié ;

    Deviens ma chère moitié ;

    Ce sera pour le meilleur

    Le pire, lui, est ailleurs.

    David Frenkel

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