Le blog de David Frenkel - Page 4

  • Personnes disparues

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    Les murs sont remplis

    Des voix de gens morts

    Qui nous ont ravis

    Couché dans mon lit

    Je me remémore

    Ceux qui plein de vie

     

    Ont accompagné

    Les trépidations

    De mon existence

    Et je suis gagné

    Par une affection

    Sans intermittence

     

    La place frémit

    De ces gens l’ayant

    Un jour traversée

    Je vois mon ami

    Le menton fuyant

    Les lèvres gercées

     

    Mais au doux regard

    Marchant sur mes pas

    Depuis l’au delà

    Mon esprit s’égare

    Dans l’air du trépas

    De ceux toujours là

     

    Maintes anecdotes

    De gens disparus

    Hantent ma mémoire

    Mon esprit se dote

    Des êtres férus

    De bien des grimoires

     

    Comme par magie

    L’icône du Père

    Vole à mon secours

    Adieu nostalgie

    Pourvue de repères

    La joie vers moi court

    David Frenkel

    Photo De Plume en Plume

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  • Et si l'on reparlait de Joe Biden ?

    A ceux qui n'ont cessé de pourfendre Donald Trump durant son mandat, de se moquer de lui, de l’affubler de sobriquets les plus dégradants, je leur dédie l’article qui suit :

     
    Publié par Jean-Patrick Grumberg le 23 septembre 2021 sur Dreuz Info
     

    Les membres de la presse affectés à la couverture de la Maison-Blanche ont déposé une plainte officielle contre Joe Biden, pour avoir refusé de répondre aux questions des médias, pendant sa rencontre avec le Premier ministre britannique Boris Johnson dans le Bureau ovale.

    Après son discours de l’ONU, le président Biden a tenu une réunion dans le bureau ovale avec Boris Johnson. Le personnel de Biden lui avait préparé des notes, et une photo a permis d’apercevoir qu’étaient écrites des instructions basiques expliquant par exemple au président qu’il devait souhaiter la bienvenue à Johnson à la Maison-Blanche, et parler positivement des relations entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Comprenez-vous l’état mental de cet homme, s’il faut lui rappeler par écrit ce genre de choses ?

    Et c’est justement à propos de son état mental que l’incident qui a été suivi de la plainte des journalistes – cela ne s’est jamais produit avec le très détesté président Donald Trump – s’est produit.

    Boris Johnson a répondu à plusieurs questions des journalistes des médias britanniques, mais ensuite, les collaborateurs de Joe Biden ont demandé aux journalistes de quitter la pièce, coupant Boris Johnson au milieu d’une phrase. Puis ils ont crié sur les journalistes pour interrompre celui qui posait une question au président.

    M. Biden devait être protégé des journalistes, ce qui explique pourquoi ses collaborateurs ont commencé à s’énerver. Johnson a répondu à trois questions. Joe Biden a aucune. Et ce ne sont pas des journalistes de droite, de qui l’on est habitué à lire des critiques de Biden, qu’est venue la plainte, qui a été déposée mardi.

    « Les assistants de la Maison-Blanche ont repoussé les tentatives américaines de poser des questions. J’ai interrogé Biden sur la frontière sud et nous n’avons pas pu déchiffrer ce qu’il a dit », a tweeté Ed O’Keefe, journaliste de CBS News.

    Le président de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche, Steven Portnoy, a immédiatement déposé une plainte officielle auprès de l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

    « L’ensemble de la rédaction du pool américain s’est immédiatement rendue dans le bureau de Jen Psaki pour déposer une plainte officielle contre le fait qu’aucun journaliste américain n’a été accepté pour poser des questions dans le Bureau ovale du président et que des collaborateurs ont crié par-dessus le président alors qu’il commençait à répondre à la question d’Ed O’Keefe sur la situation à la frontière sud. La réponse de M. Biden n’a pas pu être entendue malgré les cris », indique le communiqué.

    Plusieurs journalistes grand public ont exprimé leur stupeur au sujet de l’incident et du manque de transparence de l’administration Biden avec la presse. Ce qu’ils avaient craint du président Trump et qui ne s’est jamais produit une seule fois vient de se dérouler devant leurs yeux.

    • Andrew Restuccia, The Wall Street Journal :

    « Scène chaotique dans le Bureau ovale aujourd’hui, alors que Boris Johnson a répondu aux questions des journalistes britanniques, et que les assistants de la Maison-Blanche criaient sur les journalistes américains alors que nous essayions de poser des questions à Biden. »

    • Darren Grimes, GB News :

    « Boris Johnson a répondu à deux questions de la presse britannique, le président Biden a refusé d’en prendre une seule, nationale ou internationale. J’imagine bien les gros titres si Trump faisait de même, il serait décrié comme ‘autoritaire’, ‘dictateur fasciste’ échappant à tout contrôle. »

    • Ashley Parker, The Washington Post (Le WaPo a passé 4 ans à marteler Trump en le tenant responsable de tous les maux de la terre, même ceux pour lesquels il n’avait rien à voir, et qu’il passe son temps désormais à innocenter Biden, même pour les dégâts qu’il a directement provoqués) :

    « Il convient de noter que Biden s’est présenté aux élections en promettant de restaurer la démocratie après 4 ans de Trump. Mais aujourd’hui, c’est le dirigeant britannique, et NON l’américain, qui a mis en lumière un principe clé d’une démocratie florissante – le respect d’une presse libre – en répondant aux questions de son corps de presse. »

    • Stephen Miller, The Spectator :

    « Joe Biden n’a pas pris ou répondu à une seule question concernant la frontière, les boosters de la FDA qui se font critiquer, et la frappe de drone qui a tué 7 enfants. Ses assistants bousculent les journalistes et les font sortir des salles, et la presse s’exécute. »

    • Jennifer Jacobs, Bloomberg News :

    « Les assistants de Biden ont crié sur le président dans le bureau ovale, essayant d’empêcher un échange entre @POTUS et le corps de presse. »

    • Amber Athey, Spectator World :

    Le plus honteux a été la façon dont le personnel de Biden, après que BoJo a répondu à des questions de la presse britannique, a interrompu le Premier ministre britannique au milieu d’une phrase, en hurlant aux médias de quitter la pièce. M. Biden a finalement semblé prêt à répondre à une question sur la frontière posée par Ed O’Keefe de CBS, mais les membres de l’équipe ont continué à crier.

    Amber Athey conclut ainsi (1)

    C’est déjà assez grave que des employés du service de presse de rang inférieur aient empêché leur patron de s’adresser aux médias, mais il est tout à fait honteux qu’ils aient également jugé bon d’interrompre un dirigeant mondial en visite.

    Pouvez-vous imaginer l’incident international qui aurait éclaté si les fonctionnaires britanniques avaient refusé de laisser le président [américain] s’adresser librement à la presse pendant son séjour à l’étranger ?

    J’ai été dans le bureau ovale en tant que membre du pool de presse. Pendant l’administration Trump, j’ai vu des agents de liaison canaliser les journalistes de manière plutôt agressive. Mais ils ont toujours reculé lorsqu’un dirigeant mondial a indiqué qu’il souhaitait répondre à d’autres questions de la presse.

    https://spectatorworld.com/topic/need-talk-about-press-joe-biden/

    Et le coup de grâce – toujours sous la plume d’une journaliste de gauche :

    La détérioration mentale de Biden doit être encore plus grave que nous le pensons, si les membres de son équipe sont prêts à traiter des dirigeants étrangers avec un manque de respect flagrant pour l’empêcher de parler à la presse.

    Leurs actions s’apparentent davantage à un régime autoritaire qu’à un pays dont la Constitution garantit le droit à une presse libre.

    Jusqu’à présent, de nombreux membres des médias grand public ont affirmé qu’il était cruel de remettre en question l’état mental de Biden. N’est-il pas pire de prétendre que tout va bien alors que notre commandant en chef embarrasse et dégrade régulièrement notre pays sur la scène internationale ?

    https://spectatorworld.com/topic/need-talk-about-press-joe-biden/

    Je suppose que ce grave incident – il s’agit de l’état mental du président de la première puissance mondiale qui a les codes nucléaires – a fait la Une de vos journaux télévisés. Ah non ? Tiens tiens, ne sont-ils pas là pour informer ?

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  • L'oiseau, le quiproquo

    Comme beaucoup de ses concitoyens, Madame Antunes avait quitté le Portugal. Elle s’était installée à Genève et y vivait depuis deux mois. Elle n'avait eu aucune peine à trouver le poste qui lui convenait. De plus, un ami portugais qui avait ses entrées dans une importante régie de la place, lui avait trouvé un petit appartement. Afin de parfaire un français balbutiant, elle avait répondu à une annonce proposant des cours particuliers. Il s'était trouvé que l'annonceuse était sa voisine de pallier, Madame Chappuis. Un matin, Madame Antunes tomba sur celle-ci, elle avait l'air soucieuse et se pressait à l'étage.

     ‒ Bonjour Madame Chappuis, où courez-vous comme ça ?

      Je vais récupérer l'oiseau.

     ‒ Ah bon ! Je ne savais pas que vous possédiez un oiseau.

     ‒ Eh oui, et un oiseau de nuit en plus.

     ‒ Ça existe ?

     ‒ Bien sûr, il n'y a qu'à se promener dans certains quartiers chauds, et vous en verrez plein. Puis elle la planta là.

           Madame Antunes resta clouée sur place, tant les propos de sa voisine l'avaient surprise. Pourquoi l'oiseau n'avait-il pas été en cage ? Et où avait-il bien pu se nicher ? Elle ne gardait quand même pas l'oiseau dans la salle de bain du studio ou dans les WC. Si oui, elle l'aurait entendu. Et c'est quoi les quartiers chauds ? se demandait-elle. La quinte de toux d'un vieillard se traînant vers l’ascenseur interrompit brusquement le cours de ses réflexions. Elle descendit avec lui et se rendit au troquet du coin pour avaler, comme chaque matin, son petit noir et lire les journaux. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, empruntant le chemin du retour, elle croisa Madame Chappuis flanquée d'un homme parfait sous toutes les coutures. Le front bombé, les yeux bleu ciel, la bouche fine au lèvres bien dessinées et la taille diablement bien proportionnée répondaient aux canons de beauté masculine qui faisaient florès en ce début du XXIème siècle. Madame Antunes, dont le visage sillonné des rides de la quarantaine reflétait une profonde personnalité, ne pouvait faire abstraction des rivalités entre femmes. Elle ne pu s'empêcher de pointer dédaigneusement ses petits carreaux sur sa voisine. La vénusté de celle-ci devenait pour elle transparente. Elle ne vit pas les cheveux d'or tombant gracieusement sur les épaules ; elle ne fut pas ébloui par les mirettes qui lançaient des éclairs de soleil à travers ce bistrot borgne et elle n'observa non plus la bouche coquine aux lèvres boudeuses qui semblait narguer les clients la regardant avec concupiscence.

      Alors, Madame Chappuis, avez vous retrouvé l'oiseau ?

      Oui, oui, répondit-elle évasivement.

      Allez ! Montrez-moi, le petit oiseau !

      Mais, je vous en prie, Madame, lui répondit le jeune homme, d'un air offusqué.

           Un brin embarrassée, Madame Chappuis, pour se donner contenance, tira le jeune homme par le bras et dit d'une voix pressante : « Excusez-nous, le vieux hibou nous attend, nous devons l'emmener chez le médecin, on vous laisse. »

           Interloquée, Madame Antunes se demandait si un esprit malin ne l'avait pas transportée dans un monde de fou. Elle regagna sa demeure en se traînant comme un zombie. Arrivée au bas de l'immeuble, elle trébucha sur une des marches de l'escalier menant à la porte d'entrée ; le concierge, qui était aussi d’origine portugaise, passait justement à côté d'elle avec l'aspirateur à main. Il la rattrapa avant qu'elle chute.

     Dites donc, qu'est ce qui vous arrive ? Vous me paraissez bien perturbée.

     Depuis ce matin, on ne me parle que d'oiseaux, c'est à se demander s'ils sont tous devenus, comme par magie, des hommes-oiseaux.

     – Cela m'étonnerait car cela demande beaucoup d'entraînement, lui répondit pensivement le concierge.

     – Alors, Madame Chappuis, elle s'est moquée de moi ?

     – Non, non, c'est simplement une drôle de poule.

     – Comment ça, une drôle de poule ? Mais, qu'est ce qui m'arrive ? se demanda Madame Antunes en se mettant la main sur le front avant de tourner les talons.

           Elle monta chez elle en courant, se rua dans sa chambre, se jeta sur son lit, les mains à ses tempes et la tête enfouie dans un coussin. Soudain, elle sursauta, un moineau apeuré, qui était entré par la fenêtre ouverte, volait en tous sens en se cognant contre les murs et le plafond. Affolée, elle se précipita sur le pallier et cria : « Oiseau dans ma chambre ». Le concierge, qui s'apprêtait à passer l'aspirateur, la calma en lui disant. « C'est bon, je m'en occupe ». En moins de temps qu'il ne faut pour le dire,il guida l'oiseau avec un balai vers la sortie.

     – Allez, Madame vous pouvez rentrer, le vilain moineau est parti.

     – Je n'ai pas dit qu'il était vilain, mais il me faisait peur, renchérit-elle toute confuse. Je dois vous paraître folle, mais depuis ce matin, comme je vous l'ai dit, on ne me parle que d'oiseaux.

     – J'espère que personne ne vous a donné des noms d'oiseaux, ne vous a insulté.

     – « Insultar » ? Oh non, mais moi pas comprendre,vous me parlez d'une drôle de poule, Madame Chappuis cherche un oiseau de nuit et elle revient avec un beau jeune homme ; je lui demande de me montrer son petit oiseau, le jeune homme se fâche ; puis elle me dit qu'elle doit partir visiter un vieux hibou, et voici qu'un moineau arrive dans ma chambre ! Il y a de quoi devenir « tarès ». Le concierge se tenait les côtes. Il retrouva son rieux que lorsque Madame Antunes éclata en sanglot, pensant qu'il se gaussait d'elle. Il l'entoura affectueusement de ses bras et lui dit :

     – Vous savez, j'ai des yeux et des oreilles qui traînent dans l'intimité des locataires. Madame Chappuis est une drôle de poule, une mère qui protège beaucoup son enfant, elle s'inquiète s'il ne rentre pas à l'heure et qu'elle ne peut l'atteindre sur son téléphone portable. Le prénommé Robert travaille la nuit ; il fait partie du Groupe Sida Genève ; il circule en bus dans les rues où les gens vendent leur corps.Il les accueille et les aide à se protéger contre la maladie. Souvent, après le travail, il se rend chez un ami. La maman appelle son fils « mon oiseau », c'est un « termo afectivo ». Chaque matin, les deux rendent visite à leur cher vieux hibou, un monsieur qui a maintenant quatre-vingt-deux ans et est immobilisé dans une chaise roulante. Ils lui font ses commissions et lui servent parfois de chauffeur. Ils l'appellent ainsi parce que, lorsqu'il était plus jeune, il se tenait toujours à l'écart des autres personnes. La maman et le fils sont vraiment inséparables.

     – Je comprends la maman, mais le fils, n'a-t-il pas une copine ?

     – Il est de l'autre bord, comme on dit aussi en portugais « gay ». Il est gai comme un pinson lorsqu'il s'envole vers le joli merle.

           Madame Antunes ne comprit pas la signification du mot pinson. Mais cela ne lui importait guère, car elle était agitée par un trouble exquis. Les bras qui l'avaient entourée avaient aussi ceint son cœur. Aussi l'invita-t-elle à prendre un café chez elle. Au fil du temps et de fils en aiguilles, gazouillant passionnément dans leurs demeures, le rossignol de Cupidon leur construisit un nid d'amour. Et les deux, transformés en tourtereaux se promenèrent le long de lendemains qui chantaient.

    David Frenkel

     

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